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Constat sur les enfants

QUI EST L’ENFANT ?

Pourquoi est-il si compliqué de dire ce qu’est un enfant ? Parce qu’il n’existe pas une seule réponse. Au cours de l’Histoire, avec le temps, l’idée que les hommes se faisaient de l’enfant a changé. Des différences apparaissent aussi géographiquement, d’une région à l’autre du monde aujourd’hui.

Un enfant est un jeune être humain en cours de développement et dépendant de ses parents ou d'autres adultes. L'organisation mondiale de la santé définit l'enfance comme la période de la vie humaine allant de la naissance à 18 ans.

qu'est ce qu'un enfant ?

Celui qui ne parle pas …

A l’origine, le mot enfant vient de infans, un mot d’une langue ancienne, le latin. Il signifie « celui qui ne parle pas ». Autrefois, on ne demandait pas l’avis de l’enfant. Sa vie dépendait uniquement du bon vouloir des adultes, de leurs choix et de leurs décisions. Il était presque leur « chose ». A l’enfant, on disait : « Sois sage et tais-toi ! ». La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, bien au contraire, demande que l’on donne la parole aux enfants. Ce changement a commencé à apparaître au 18e siècle, avec des philosophes c’est-à-dire des penseurs. C'est aussi l'époque où certains commencent à penser que tous les hommes, et avec eux les enfants, ont des droits.
« L’humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur. » Déclaration de Genève.
L’enfant est un être humain avec des droits et une dignité. Ce qui caractérise l’enfant, c’est sa jeunesse et sa vulnérabilité. En effet, l’enfant est un être en pleine croissance, un adulte en devenir, qui n’a pas les moyens de se protéger seul. Aussi, l’enfant doit faire l’objet d’un intérêt particulier et d’une protection spécifique. C’est dans cette optique que des textes proclamant la protection de l’enfant et de ses droits ont été adoptés.

La prise de conscience des droits de l’enfant s’est faite au lendemain de la 1ère Guerre mondiale, avec l’adoption de la Déclaration de Genève, en 1924. Le processus de reconnaissance des droits de l’enfant a continué sous l’impulsion de l’ONU, avec l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959.

La reconnaissance de l’intérêt de l’enfant et de ses droits se concrétise le 20 novembre 1989 avec l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant qui est le premier texte international juridiquement contraignant consacrant l’ensemble des droits fondamentaux de l’enfant.

Conventions des droits de l'enfants

Les droits de l’enfant sont des droits humains. Ils ont pour vocation de protéger l’enfant en tant qu’être humain. Ainsi tout comme les droits de l’Homme de manière générale, les droits de l’enfant sont constitués de garanties fondamentales et de droits humains essentiels :
  • Les droits de l’enfant consacrent les garanties fondamentales à tous les êtres humains : le droit à la vie, le principe de non-discrimination, le droit à la dignité à travers la protection de l’intégrité physique et mentale (la protection contre l’esclavage, la torture et les mauvais traitements, etc.)
  • Les droits de l’enfant sont des droits civils et politiques, tels que le droit à une identité, le droit à une nationalité, etc.
  • Les droits de l’enfant sont des droits économiques, sociaux et culturels, tels que le droit à l’éducation, le droit à un niveau de vie décent, le droit de jouir du meilleur état de santé susceptible d’être atteint, etc.
  • Les droits de l’enfant comprennent des droits individuels : le droit de vivre avec ses parents, le droit à l’éducation, le droit de bénéficier d’une protection, etc.
  • Les droits de l’enfant comprennent des droits collectifs : le droit des enfants réfugiés, le droit des enfants handicapés et le droit des enfants issus de minorités ou de groupes autochtones.

STADES D'EVOLUTION DE L’ENFANT

L’enfant va connaître différents stades d’évolution selon son âge. C’est pourquoi il est essentiel de les connaître pour comprendre l'enfant et adapter son comportement.

Le stade sensorimoteur : de la naissance à 2 ans

L’enfant utilise ses sens et ses capacités motrices pour découvrir son environnement et se développer. Il est curieux de tout. Durant les neufs premiers mois de sa vie, il exerce des réflexes que l’on dit « innés », c’est-à-dire ceux dont il dispose déjà, par exemple téter le sein ou le biberon, ouvrir ou fermer la main. Il va prendre le contrôle de ces activités et observe les conséquences d’une action.

De l'intention à la représentation : de 9 mois à 24 mois

Ses mouvements sont plus coordonnés. Les actions sont voulues et l’enfant découvre de nouvelles façons d’atteindre son objectif, par exemple soulever sa couette pour prendre un jouet. On peut dire qu’à la fin de ce stade il se souvient de ses actions et comment résoudre un problème.

Les enfants

Le stade préopératoire : de 2 à 7 ans

L’enfant maîtrise le langage et peut se représenter un objet sans que celui-ci soit présent, ou une action sans qu’elle ait lieu. La parole devient plus sociale, les concepts sont plus logiques, même s’il ne peut pas encore tenir compte du point de vue des autres. En revanche, à 2 ans, l’enfant n’a pas conscience du temps. Ce n’est que vers 5 ans qu’il prend conscience que le temps s’écoule et laisse place à des changements : jour, nuit, semaine, mois. Mais à la différence de l’adulte, il se sert de repères comme l’école, Noël, anniversaire, etc.

Le stade des opérations concrètes : 7 à 11-12 ans

L’enfant est maintenant capable d’appliquer les opérations aux objets concrets ; capacité à pouvoir renverser l’effet d’une action ou d’une opération mentale, par exemple transvaser de l’eau d’un verre à l’autre et vice versa. Parmi les autres acquisitions de ce stade, l’enfant peut adopter le point de vue des autres, classer les objets en série, par exemple : du plus court au plus long ; une compréhension des concepts relationnels fondamentaux, par exemple : « plus grand que », « plus lourd que ».

Le stade des opérations formelles : 11/12 ans à 14/16 ans

Ce stade débute à la puberté et est caractérisé par la maturité cognitive ou l’intelligence adulte. Les enfants et les adultes à ce stade sont capables de penser de manière abstraite. C’est-à-dire qu’ils sont capables de résoudre des problèmes géométriques sans devoir se référer à une figure existante. Ils déduisent des principes généraux des règles et peuvent se concentrer simultanément sur de nombreux aspects d’une situation et parvenir à se faire une opinion et à résoudre des problèmes. A ce stade l’enfant fait preuve d’un raisonnement logique.

L’enfant va connaître aussi plusieurs stades de notions sociales et morales

L’enfant entre 2 et 3 ans

L’enfant entre deux et trois ans acquiert de l’autonomie. Il entre dans une période d’opposition par le « non » et l’affirmation de soi. Il éprouve des sentiments très intenses, souvent incompréhensibles pour l’adulte, car très ambivalents (l’enfant peut profondément aimer et détester un même objet simultanément). Si les débuts de l’acquisition du langage permettent à l’enfant de communiquer ses désirs et besoins, l’enfant exprime encore principalement ce qu’il ressent par le biais du corps.

L’enfant de 3 à 6 ans

A cet âge, l’enfant éprouve sa propre identité et il prend conscience de l’ambivalence de ses sentiments. Il continue l’affirmation de soi rendue possible grâce au « non ». Il fonctionne de manière égocentrique. Il ne peut s’imaginer ce que les autres ressentent et les conséquences lointaines de ses actes. Il perçoit la souffrance des autres, mais il a de la difficulté à en comprendre les raisons. Son égocentrisme le pousse à se sentir responsable, coupable des situations qu’il ne comprend pas. Sur le plan cognitif, il peut comprendre certaines situations, mais il ne les accepte pas. Sa compréhension intellectuelle semble déconnectée du désir affectif. L’entrée de l’enfant à l’école lui permet d’avoir une vie sociale en dehors de sa famille.

L’enfant de 6 à 10 ans

L’enfant acquiert un sens moral qui influence ses règles de vie et le jugement qu’il porte sur autrui. La pudeur et une plus grande discrétion dans les marques de tendresse expriment la nécessité pour l’enfant de se protéger en mettant une certaine distance entre lui et ses parents. L’apparition des relations amicales marque un tournant dans la vie affective. Il investit davantage ses pairs selon un mode relationnel moins passionnel. Lors de situations inhabituelles, il a besoin de trouver un coupable (qui ne soit pas lui) et de le punir en refusant de manifester son amour à cette personne. Il ne supporte que très difficilement deux sentiments contraires. Un de ses principaux objectifs est de connaître la vérité (besoin d’avoir une seule personne de référence, amenant au phénomène d’exclusion des autres personnes n’ayant pas la même version des faits).

L’enfant de 10 à 12 ans

L’enfant de dix à douze ans acquiert et développe des notions et des valeurs qui lui sont personnelles et qui ne sont plus obligatoirement celles de son environnement immédiat. Il ressent une grande émotivité affective. En effet, il est extrêmement sensible aux situations vécues, il ressent avant de penser. Ses sautes d’humeur et de caractère entraînent un manque de stabilité dans ses opinions ; il reste encore très exposé aux influences extérieures notamment celles de l’adulte. Par rapport à l’adulte, une attitude double est ressentie, d’une part, le système adulte est rejeté parce qu’il le rend responsable des injustices et des imperfections qu’il ressent, de l’autre, il a besoin de confronter sa nouvelle pensée à celle de l’adulte, lequel a souvent le dernier mot. Le jeune peut ressentir le sentiment de ne pas avoir pu se défendre à armes égales.

Les enfants

L’adolescent

L’adolescent prend de la distance vis-à-vis du discours de l’adulte, qui n’est plus perçu comme détenteur de la vérité absolue. Il découvre la multiplicité des opinions, les contradictions, les oppositions et peut adhérer à l’une ou l’autre. Sa vision des choses peut être fortement influencée par des éléments extérieurs (amis, lectures ou médias), peu perceptibles par l’adulte. Il peut se réfugier dans un monde constitué uniquement par ses pairs. L’adolescence se caractérise par des mouvements d’affirmation de soi et d’opposition et se définit comme une période de recherche d’identité.


L’enfant fait-il vraiment des caprices ?

Les enfants font-ils des caprices ?

A partir d’un an / un an et demi, votre enfant commence à vous dire “non”. Il n’est pas trop gâté, il n’est pas “mal élevé”, mais il commence à vouloir s’affirmer en tant qu’individu. Pour exprimer ses propres désirs, il s’oppose à vous. Il découvre en même temps qu’il n’est pas le centre du monde. Il réalise que tous ses désirs ne peuvent pas être assouvis dans la seconde… voire pas assouvis tout court, et que les désirs des autres peuvent être différents des siens !

Un enfant n’a pas la capacité d’analyser le moment présent, de prendre du recul. Il n’a pas encore la notion de “règles”, d’impératifs. Il n’est pas capable non plus de gérer ses sentiments. La seule façon pour lui d’exprimer sa frustration, sa colère, voire sa peur ou son angoisse reste ce qui est communément appelé le “caprice”.

Posez des limites préalables (même si votre enfant n’aura de cesse d’essayer de les dépasser) et restez ferme sur vos positions afin de lui donner des repères clairs et de le sécuriser.

Expliquez-lui ces limites, leur raison d’être. Il doit savoir pourquoi il ne peut pas manger de bonbons juste avant le repas, pourquoi il doit vous tenir la main pour traverser, pourquoi il doit mettre son manteau …

C’est essentiel pour lui permettre de construire son propre raisonnement.

Montrez-lui que vous avez, vous aussi, des limites à respecter, qui ne vous plaisent pas toujours non plus. Adoptez un comportement cohérent. Il sera difficile d’exiger de votre enfant qu’il enfile un blouson alors que vous sortez en pull sous la pluie… Gardez en tête que votre enfant vous observe, vous admire et vous imite.

Quand tout se passe bien, félicitez votre enfant pour son bon comportement.

En premier lieu, conservez autant que possible votre calme. C’est difficile, mais hurler sur votre enfant ou le malmener ne résoudra rien.

Caprices den enfants

Essayez de comprendre la raison de son caprice. Si votre enfant a moins de 3-4 ans, il ne sait pas encore bien exprimer ses ressentis. Les cris, les pleurs, peuvent être le moyen d’attirer votre attention. Tentez de mettre des mots avec lui sur les raisons de ce “caprice”, aidez-le à organiser sa pensée. Expliquez-lui la situation.

Plus grand, aidez-le à verbaliser son mal-être. A partir de 5-6 ans, les “caprices” peuvent exprimer sa difficulté à trouver sa place. C’est aussi à vous de lui indiquer quelle est cette place. Une raison de plus pour maintenir votre autorité et vos positions, garantes de repères certains pour votre enfant. N’hésitez pas à revenir sur la crise passée une fois que les choses se sont calmées afin que votre enfant entende bien ce que vous avez à lui dire et puisse aussi exprimer calmement son ressenti.

Les “caprices” cessent vers l’âge de 7 ans, quand l’enfant intègre les désirs des autres, commence à montrer de l’empathie. Si les “caprices” continuent plus tard, c’est peut-être que vous n’avez pas tenu bon face aux exigences de votre enfant. Il n’a plus confiance en votre autorité. Sachez que se sentir voué à soi-même peut être extrêmement anxiogène pour un enfant. Il faut savoir alors demander de l’aide, par exemple, en en parlant à votre pédiatre ou à votre médecin de famille.

Source MPMEDIA. Spécialiste de l’enfant


Comprendre et gérer les pleurs de son enfant !

Pleurer est le seul moyen dont un bébé dispose pour exprimer sa faim, sa douleur ou son ennui. C’est un véritable réflexe « de survie ». De leur côté, les parents sont programmés pour réagir aux pleurs de leur bébé afin de répondre à ses besoins. Les pleurs et les réactions qu’ils entraînent sont une forme de communication entre un bébé et ses parents.

En moyenne, un nourrisson pleure deux heures par jour. Cela semble beaucoup, mais c’est parfaitement normal. C’est aussi une question de tempérament. Certains bébés pleurent toutefois plus que d’autres. Plus de 25 % des nourrissons pleurent plus de trois heures par jour.

Ne jamais secouer un bébé
Les pleurs de bébé : ce que dit la recherche

Toutes les recherches s’entendent pour dire que c’est pendant les trois premiers mois de vie que les bébés pleurent le plus et que leurs pleurs sont les plus intenses.

Plusieurs études ont d’ailleurs montré que, pendant cette période, les pleurs suivent un certain modèle, appelé la courbe des pleurs. Vers 2 à 3 semaines, le bébé commence à pleurer davantage. Ses pleurs atteignent ensuite un sommet vers 6 à 8 semaines et puis diminuent peu à peu jusqu’à ce que l’enfant ait 12 semaines.

Pendant ces trois premiers mois, les pleurs commencent et arrêtent souvent soudainement, sans que l’on sache pourquoi, particulièrement en fin d’après-midi ou en début de soirée. Ainsi, il peut arriver qu’un parent ne parvienne pas à calmer son bébé qui pleure, même en le nourrissant, en s’assurant que sa couche est propre ou en le cajolant.

Lors de ces crises de pleurs, il est important que les parents ne doutent pas de leurs compétences parentales. Ces pleurs sont normaux et les parents n’y sont pour rien. L’important est que l’enfant sente leur présence réconfortante.

Un nourrisson ne pleure jamais pour manipuler : il ne connaît pas ce sentiment. Le consoler chaque fois qu’il pleure ne risque d’ailleurs pas de le gâter. En fait, il deviendra plus calme et moins inquiet. Lorsqu’un parent répond rapidement et calmement aux pleurs, son bébé se sent aimé et en sécurité. La façon de réagir du parent conditionne ainsi les premiers liens d’amour et l’attachement qui l’uniront à son bébé.

Il faut donc faire attention aux idées reçues et aux conseils de votre entourage. Fiez-vous plutôt à votre instinct, car personne ne connaît votre bébé mieux que vous. Ne faites pas attention aux idées toutes faites comme celles-ci : « C’est bien, il développe ses poumons », « Ça forge son caractère », « Il te manipule pour rester dans tes bras », etc.

Attention !
Ne secouez jamais votre bébé. Vous pourriez causer des lésions permanentes à son cerveau ou même le faire mourir.

Lésions sur un bébé secoué

Zoom sur le syndrome du bébé secoué

Le syndrome du bébé secoué désigne un traumatisme crânien qui survient lorsque l’on secoue violemment un bébé ou un jeune enfant. Il concerne la plupart du temps des nourrissons qui ont moins de 1 an, et souvent moins de 6 mois. Chaque année, plusieurs centaines d’enfants en sont victimes. A noter que ce chiffre ne représente que les cas diagnostiqués et déclarés. Lorsqu’un bébé est secoué, des lésions cérébrales, oculaires et de la moelle épinière peuvent survenir même si la tête de l’enfant ne reçoit aucun choc. En effet, sous l’effet des secousses, la tête du bébé se balance rapidement d’avant en arrière et son cerveau heurte les parois de son crâne. Les conséquences de ces traumatismes peuvent être très graves pour l’enfant et inclure des séquelles neurologiques permanentes, ou même la mort. Le plus souvent, ce drame arrive lorsque la personne qui s’occupe de l’enfant est exaspérée par ses pleurs.



Quelques suggestions pour vous aider à calmer les pleurs de votre bébé


N’oubliez pas que votre bébé ressent votre stress et vos tensions. Un parent énervé ne peut calmer son bébé. Voici quelques exemples de ce qu’il faut faire :
  • Parlez à votre bébé.
  • Prenez-le dans vos bras.
  • Offrez-lui un environnement calme.
  • Restez calme et détendu.
  • Faites-le bouger.
  • Sortez faire une promenade.
  • Passez le relais à votre partenaire ou à quelqu’un de votre entourage avant de vous épuiser complètement.
  • S’il n’y a personne d’autre que votre enfant et vous à la maison, posez-le dans son lit, puis sortez de la pièce quelques instants, le temps de vous calmer et d’appeler quelqu’un qui vous soutiendra.
  • Si les pleurs persistent, consultez votre pédiatre ou votre médecin de famille.

Si, en tant que parent, vous éprouvez de la colère, vous vous sentez épuisé et vous perdez votre sang-froid, il est important de demander de l’aide et de vous retirer.

Sources : Naitre et grandir - ministère de la Santé

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